Investissement climat : un marché porté par les investisseurs les plus engagés
CPRAM et Insight AM présentent la septième édition de leur Baromètre annuel consacré à l’investissement responsable, réalisé auprès de 1 029 épargnants français1.
L’étude met en évidence un marché qui se concentre autour d’un noyau d’investisseurs plus engagés et plus actifs. Elle révèle également un fort clivage générationnel et une évolution des attentes, tandis que le conseil, les labels et la souveraineté énergétique apparaissent comme des leviers importants pour favoriser l’investissement climat.
Un marché qui se resserre autour d’un noyau d’investisseurs davantage engagés et pragmatiques
La lecture des données 2026 fait apparaître une situation contrastée pour les fonds ESG et climat. D’un côté, l’engagement en faveur des fonds ESG et climat se maintient chez les épargnants les plus investis : la part de ceux qui y consacrent plus de 5 % de leurs encours reste stable. On observe cependant un recul de la détention chez les épargnants qui y allouent moins de 5 % de leurs encours.
Au global, 27 % des épargnants déclarent détenir des fonds ESG généralistes, contre 41 % en 2025, et 25 % déclarent détenir des fonds climat, contre 38 % un an plus tôt.
Les épargnants sont aussi plus pragmatiques : on constate une baisse de 7 points de l’intérêt pour les fonds excluant systématiquement certains secteurs, au profit d’une approche « best-in-transition », qui privilégie les entreprises les plus engagées dans leur transition.
Enfin, ces évolutions s’accompagnent d’un clivage générationnel particulièrement marqué. En effet, 62 % des moins de 35 ans déclarent détenir des fonds « Climat », soit près de trois fois la moyenne de l’échantillon, contre seulement 12 % des 65 ans et plus.
Performance, conseil et pédagogie au cœur de la fidélisation
La satisfaction reste élevée parmi les épargnants ayant investi dans des fonds climat en 2025 : 76 % d’entre eux se déclarent satisfaits.
Les critères financiers demeurent au cœur de cette appréciation. La stabilité du placement et sa performance figurent parmi les premiers motifs de satisfaction, devant l’impact environnemental réel. Plus largement, à niveau de risque équivalent, 50 % des épargnants privilégient exclusivement la performance financière, tandis que 39 % accordent autant d’importance à la performance qu’à l’impact positif, et 10 % font de l’impact environnemental leur seule priorité.
Dans ce contexte, l’accompagnement s’affirme comme essentiel : 58 % des épargnants font désormais appel à un tiers pour les accompagner dans leurs choix d’investissement, soit 4 points de plus qu’en 2025.
Labels, Souveraineté, Connaissance … les leviers et freins identifiés de l’investissement Climat
Les labels regagnent du terrain auprès des épargnants pour leur rôle de repère dans leurs choix d’investissement. Près d’un sondé sur deux (49 %) considère désormais qu’un label, notamment le label ISR, peut l’inciter à investir dans un fonds «Climat», contre 44 % en 2025. Cette progression est encore plus nette parmi les détenteurs de fonds ESG et «Climat», dont 75 % se déclarent sensibles aux labels.
Autre enseignement fort de cette édition, la souveraineté énergétique apparaît comme un levier particulièrement fédérateur. Pour 68 % des épargnants, la contribution d’un fonds «Climat» à la souveraineté énergétique renforcerait leur intérêt pour ce type d’investissement. Cette proportion atteint 92 % parmi les détenteurs-acquéreurs de fonds «Climat», et 60 % parmi les non-détenteurs. La souveraineté énergétique apparaît ainsi comme un moyen de rendre l’investissement climat pertinent auprès d’un public plus large.
L’élargissement du marché reste néanmoins confronté à des freins persistants. Le manque de connaissance, cité par 49 % des épargnants, demeure le premier obstacle à l’investissement dans un produit «Climat». Par ailleurs, la lisibilité des offres et la capacité à répondre aux attentes financières des épargnants restent des enjeux importants.
« Cette nouvelle édition confirme un marché qui se resserre autour d’investisseurs conservant une allocation significative. Dans un contexte toujours marqué par l’impact des événements climatiques, ils continuent de renforcer leurs investissements. Par ailleurs, les conseillers en gestion de patrimoine et banquiers privés ont un rôle essentiel à jouer pour mieux faire connaître ces solutions et répondre aux attentes en matière de performance et de lisibilité. » indique Arnaud Faller, Directeur général délégué et CIO de CPRAM
« Les attentes des épargnants vis-à-vis de l’investissement climat évoluent. Ils sont plus ouverts au financement de la transition des secteurs à plus forte intensité carbone, ce qui s’accompagne d’un besoin accru de lisibilité et de pédagogie. Les labels répondent à cette nécessité et suscitent ainsi un regain d’intérêt des investisseurs. » ajoute Noémie Hadjadj-Gomes, Chief Responsible Officer et Responsable de l'équipe Investment Expertises & Solutions de CPRAM.
L’intégralité de l’étude est à retrouver ici.
Méthodologie du 7ème baromètre de l’investissement responsable
L’étude a été réalisée en France par OpinionWay via un questionnaire auto-administré en ligne entre le 15 et le 26 juin 2026. L’échantillon est composé de 1 029 personnes âgées de 18 ans et plus, issues du panel OpinionWay, possédant une assurance-vie, un PEA ou un compte-titres et/ou disposant d’une épargne supérieure à 10 000 euros.
Cette étude quantitative a été complétée par des entretiens qualitatifs auprès de trois professionnels du patrimoine sur la base d'un questionnaire unique de neuf questions.
1 Echantillon de 1029 épargnants français disposant d’une épargne financière supérieure à 10 000€.